Humanisme-Ecologie-République

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Transhumanisme : L'arrivée des Surhommes

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Sujet peu traité par les grands médias mais également par les partis politiques, ce qui par parenthèses montre combien ils sont nuls dans l’ensemble et peu soucieux de notre avenir citoyen.

Les uns parce qu’ils ne se préoccupent que des caquètements dérisoires des uns et des autres qui de leur côté n’ont qu’un seul souci leur réélection et l’amélioration de leur conditions de vie de leur patrimoine et le plus haut niveau de retraite le moment venu.

Les questions abordées dans ce court article de l’AFP ne fait qu’effleurer le fond de ce qui est en train d’arriver des Etats-Unis d’Amérique : le « Transhumanisme ». L’objectif annoncé par les promoteurs de ce courant culturel philosophique et scientifique, n’est rien moins que de créer une espèce post humaine qui ferait de nous des « sous-êtres vivants ».

L’essayiste Bruce Benderson n’écrit-il pas le dossier N° 55 de Cité: « Les gens qui n’évolueront pas dans ce sens – celui des transhumanistes ndlr –, s’ils existent, deviendront l’espèce incapable de survivre ou ne pouvant survivre que pour servir d’esclaves ou de viande pour les autres – comme les vaches aujourd’hui – »

J’entends d’ici se lever, les Jean de KERVASDOUÉ professeur émérite au Conservatoire National des Arts et Métiers grand pourfendeur d’Ecologistes, auteur du tonitruant « Ils ont perdu la raison », les Laurent ALEXANDRE, fondateur de Doctissimo, auteur de « la Mort de la Mort »  et les Ray KURZWEIL nouveau patron de GOOGLE, pour crier halte au retour à l’obscurantisme et au refus du progrès scientifique.

Plus que des questions éthiques ce courant de pensée, qui déjà prend place de façon sournoise dans notre vie quotidienne, pose une question de civilisation qui impose que des choix politiques soient posés aux citoyens de façon transparente et non tronquée, sans manipulation d’aucune sorte par des médias qui se laisseraient aller à la facilité des discours tous faits pour justifier les énormes profits et marchés ouverts pour le mieux-être d’une minorité toujours plus resserrée et toujours plus avide de pouvoir et d’argent.

Affaire passionnante à suivre de près.

Bernard FRAU

Délégué Général

Humanisme Ecologie République

 

"L'arrivée de surhommes"

le risque de créer une petite caste privilégiée

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Un assistant de laboratoire regarde une IRM de cerveau à Bron le 23 janvier 2014 (AFP/Archives / Philippe Merle)

Un regard perçant même la nuit, des capacités de calcul immenses... l'essor des techniques d'amélioration cérébrale pourrait bientôt créer des « surhommes », mais au risque de faire émerger une petite caste privilégiée, met en garde le Comité d'Ethique.

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Les techniques d'optimisation des performances neurologiques, intellectuelles et émotionnelles comportent des enjeux de santé publique mais également de choix de société, souligne le Comité consultatif national d'Ethique (CCNE) dans un avis prospectif sur la « neuro-amélioration » biomédicale des personnes en bonne santé, rendu public mercredi.

Les candidats au statut d'humain « augmenté » recourent à des techniques détournées de leur objectif initial, thérapeutique ou de recherche, « dans un but supposé d'amélioration psycho-cognitive » : il s'agit de médicaments stimulants – Ritaline, Modafinil... – ou pour se sentir bien –  anxiolytiques, antidépresseurs... –  mais également d'appareils ou casques médicaux de stimulation cérébrale, magnétique ou électrique, « transcrânienne » – sans nécessité de percer l'os – notamment, ou encore de techniques pour apprendre soi-même à modifier en temps réel sa propre activité cérébrale – « neurofeedback » –  afin de mieux se concentrer ou se relaxer...

Une amélioration a pu être observée mais elle est « inconstante, modeste, parcellaire et ponctuelle », note le Comité d'Ethique. De plus, le rapport bénéfice/risque à long terme est « totalement inconnu » et l'exemple des amphétamines auxquels s'apparente la Ritaline fait craindre un « risque probable d'addiction ».

Le Comité d'Ethique, qui appelle à la prudence et à la rigueur scientifique, déconseille fortement d'user de ces techniques « chez l'enfant, l'adolescent et les personnes vulnérables ».

L'explosion des recherches sur le cerveau, l'implication considérable des militaires dans ces recherches, les avancées attendues de la convergence «NBIC» – combinant nanotechnologies, biotechnologies, technologies de l'information et sciences cognitives – concourent au changement d'échelle et de nature des technologies de neuro-amélioration, note-t-il.

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Avec les nouvelles modalités de perception – œil bionique, vision infrarouge, etc. – et de commande à distance, au moyen d'interfaces cerveau/machine, pour écrire sur un ordinateur ou déplacer un objet, l'évolution est rapide et « ne relève plus de la science-fiction ».

Ce phénomène de société prend de l'ampleur, mais « il n'y a pas d'études en France, comme il y en a sur le tabac, qui permettrait de mieux cerner sa fréquence », déplore le Pr Marie-Germaine Bousser, co-rapporteur, avec ce travail prospectif du CNNE. En particulier, on ne sait pas combien d'enfants prennent de la Ritaline pour mieux réussir à l'école, dit-elle.

« Une vieille éthique »

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Sur le plan social, le comité pointe le risque d'émergence d'une classe sociale « améliorée », constituée d'une minorité d'individus aisés, contribuant à aggraver encore l'écart entre riches et pauvres. Au point que ces derniers, les « non augmentés » courent le risque d'être considérés comme pathologiques ou « diminués ».

Mis à part un usage contraint chez les militaires – lutte contre le sommeil, la fatigue voire contre l'empathie des pilotes de drones envers leurs cibles –, la société de compétition peut pousser les individus à rechercher une amélioration de performances.

De surcroît, une coercition sur les personnes considérées comme « antisociales » ou agressives n'est pas à écarter, d'autant que des neurochirurgiens américains n'excluent même pas de soumettre ce genre de sujets à la stimulation cérébrale profonde, utile pour certains Parkinson. Or, cette technique suppose d'implanter des micro électrodes directement dans le cerveau – avec pourtant 2 % à 5 % de risque d'infection ou d'accident vasculaire cérébral –.

« La scolarisation modifie aussi la structure neuronale », rappelle le philosophe des sciences Amin Benmakhlouf, co-rapporteur de l'avis. Il importe en effet que ces techniques ne se développent pas au détriment de méthodes de base susceptibles de favoriser le développement psycho-cognitif : au premier rang desquelles, la nutrition l'éducation, l'apprentissage et l'activité physique, « déjà si inégalement réparties ».

Au regard des enjeux multiples, « une veille éthique » s'impose pour le Comité.

Source :

AFP le 12/02/2014 à 19:15

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http://www.boursorama.com/actualites/l-arrivee-de-surhommes-risque-de-creer-une-petite-caste-privilegiee-8e3ccb46d2bbf4b60b6e2f5cde364fa8

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24/02/2014
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