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Cancer: ils veulent sauver le service qui soigne les enfants

 

Manifestation samedi 18 janvier à Paris

 

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Paris (Ier), samedi. Personnel de l’hôpital de Garches et familles de patients se battent pour que perdurent sur place les méthodes du docteur Nicole Delépine, aujourd’hui en chemin vers la retraite. |(LP/J.B.)

En novembre 2013, Marisol Touraine, la ministre de la Santé, n’avait pas daigné recevoir les défenseurs de l’unité d’oncologie pédiatrique de l’hôpital Raymond-Poincaré de Garches.

La cinquantaine de manifestants qui a investi samedi dernier le trottoir au pied du siège de l’Assistance publique - Hôpitaux de Paris (AP-HP) ont trouvé des interlocuteurs plus prévenants. 

« Le directeur de cabinet de Martin Hirsch, directeur général de l’AP-HP, a reçu le docteur Nicole Delépine, la chef du service, Carine Curtet, la présidente d’Ametist (NDLR : Aide aux malades en traitement individualisé en spécialité tumorale) et moi-même », précise Bernard Frau, le porte-parole d’Ametist.

La réunion leur a permis de rappeler leur souhait de voir l’oncologie pédiatrique perdurer à Garches malgré le départ en retraite du Dr Delépine en juillet.
En octobre 2013, les représentants d’Ametist avaient appris de la part de la direction du groupe hospitalier Raymond-Poincaré que les jeunes patients du Dr Delépine devraient aller se faire soigner à l’hôpital Ambroise-Paré, à Boulogne-Billancourt.

Une nouvelle qui avait fait bondir ceux et celles qui restent attachés aux méthodes individualisées et « humaines » prônées par la praticienne. « Nous avons senti une écoute beaucoup plus attentive de la part des collaborateurs de Martin Hirsch, apprécie Bernard Frau. Cela nous offre des perspectives de pouvoir aboutir. »
Les personnes mobilisées pour maintenir à Garches l’offre de soins développée par le Dr Delépine entendent faire respecter le protocole signé en 2004 par Philippe Douste-Blazy, alors ministre de la Santé. Le document avait acté de pérenniser l’oncologie pédiatrique à Garches. « Nous avons rappelé à nos interlocuteurs que nous souhaitons impérativement avoir la possibilité de travailler dans le cadre de cet accord, insiste Bernard Frau. "Nous avons aussi fait part de l’urgence d’engager un médecin". Car le spécialiste arrivé en 2011 pour seconder Nicole Delépine n’exerce plus à ses côtés depuis plus d’un an et demi. « Nous devons nous revoir le 15 février pour régler les questions qui nous préoccupent », annonce Bernard Frau. Un rendez-vous confirmé par l’AP-HP.

«J’espère que Nour, ma fille, va pouvoir continuer à être suivie à Garches », implore Faïza, croisée samedi au cours de la manifestation. Suivie l’an dernier dans un établissement parisien, l’adolescente s’était vu prescrire une amputation par le corps médical. « Nous l’avons transférée à Garches et, grâce à une approche différente, elle n’a pas eu à subir ça et va mieux », apprécie la maman.

« Après la découverte d’une tumeur, on m’avait condamné, se souvient Ghouti. Jusqu’à ce que je croise le Dr Delépine en 2001. Je la soutiens, elle et son équipe. Ils m’ont sauvé. » Aujourd’hui âgé de 25 ans et menant une vie normale, le jeune homme n’a qu’un souhait : « On doit respecter la liberté de chacun de choisir son traitement. »

Source: Le Parisien

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Jérôme Bernatas

Publié le 20.01.2014, 07h00

 



29/01/2014
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