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Nucléaire: «La situation est très préoccupante», estime le patron de l’Autorité de sûreté nucléaire

« Nous sommes allés de mauvaises de surprises en mauvaises surprises », affirme Pierre-Franck Chevet…

Illustration de la centrale nucléaire de Fessenheim. - G. VARELA / 20 MINUTES

 

La situation est « préoccupante ». Pierre-Franck Chevet, président de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), s’est déclaré très inquiet de la situation du nucléaire français. Anomalies, documents « falsifiés »… Dans une interview au Figaro, le patron de l’ASN met en garde contre des problèmes posés par les centrales françaises.

Depuis les anomalies découvertes sur la cuve de l’EPR de Flamanville, « nous sommes allés de mauvaises de surprises en mauvaises surprises », affirme-t-il, faisant référence aux douze réacteurs nucléaires arrêtés pour des contrôles sur les générateurs de vapeur.

Les douze réacteurs toujours à l’arrêt

Douze réacteurs de sept centrales nucléaires sont en effet à l’arrêt depuis plusieurs semaines. « Une anomalie générique a été identifiée sur les générateurs de vapeur, entraînant une procédure de contrôle de grande ampleur », a détaillé Pierre-Franck Chevet. « Dans le meilleur des cas », ils seront opérationnels « dans un mois et atteindre leur pleine puissance en janvier » 2017, estime le patron de l’ASN.

Des documents falsifiés

Aux problèmes techniques s’ajoutent d’autres préoccupations. Pierre-Franck Chevet a expliqué que l’ASN avait découvert des « pratiques inacceptables » à l’usine d’Areva au Creusot en Saône-et-Loire, depuis le début des années 1960 : « 400 dossiers « barrés », volontairement cachés au client et à l’ASN, portant sur des anomalies ». L’ASN a aussi retrouvé « des documents de fabrication apparemment falsifiés ».

A cause de ces pratiques, près de 10.000 dossiers sont à revoir par Areva, estime Pierre-Franck Chevet. « Un quart concerne les équipements pour le nucléaire en France. Cette revue complète est nécessaire », prévient le patron de l’Autorité de sûreté nucléaire.

Source :

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H. B. Publié le 23.11.2016 à 12:05 Mis à jour le 23.11.2016 à 12:08

//www.20minutes.fr/societe/1967171-20161123-nucleaire-situation-tres-preoccupante-estime-patron-autorite-surete-nucleaire

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La situation est « préoccupante ». 

Ce ne sont pas des Ecologistes rétrogrades imperméables à toutes évolutions technologiques qui cette fois s’expriment.

Pierre-Franck Chevet, l’auteur de ces propos très alarmistes est, président de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), il s’élève contre toutes les anomalies qui apparaissent, le cumul des pannes, l’existence de documents « falsifiés » qui ont été cachés à son institution.

Franck Chevet indique à la presse que l’ASN a découvert des « pratiques inacceptables » à l’usine d’Areva au Creusot en Saône-et-Loire,.

Ces pratiques dateraient  depuis le début des années 1960 : « 400 dossiers « barrés », volontairement cachés au client et à l’ASN, portant sur des anomalies ».

L’ASN aurait aussi retrouvé « des documents de fabrication apparemment falsifiés ». Un quart d’entre-eux concernent la filière nucléaire.

Tout cela ne manque pas de faire très peur !

Comment est-il possible que de tels faits puissent se produire et perdurer au sein d’une « filière d’excellence de l’industrie française ».

Dans le monde nucléaire tout le monde soutien tout le monde au prix d’une éventuelle risque d’une catastrophe majeure. Ce que semble-t-il  le Président Chevet ne supporte pas.

Nombreux sont ses détracteurs au sein de ce monde clos. Il serait le canard noir qui veut empêcher l’achèvement de l’EPR de Flamanville à cause des défaillances  constatées sur la cuve que les uns et les autres considèrent comme négligeable.

En réalité si Flamanville devait capoter l’avenir du nucléaire français serait gravement atteint avec les milliards d’euros de pertes que l’état ne peut pas couvrir.

Dans les allées du pouvoir on enrage et on proteste. L'ASN entend-t-elle provoquer la mort du nucléaire français et de ses 125.000 emplois directs?

Toujours le chantage à l’emploi pour embrumer les esprits et ne pas aborder les questions au fond.

La question posée par l’ASN relève de la démarche de sureté des réacteurs des centrales, donc de la protection des populations.

Les nucléocrates se saisissent aujourd’hui de l'opportunité du réchauffement climatique pour tenter de nous convaincre que l’énergie nucléaire serait la solution aux problèmes du climat.

IL va falloir que tout cela cesse. Il convient comme en Suisse, après un débat public, d’exiger un référendum national sur la mise en œuvre d’un plan énergie pour la France et le détail  des éléments chiffrés de sortie et de démantèlements du parc nucléaire français.

On aimerait que ce sujet soit à l’ordre du jour de la campagne présidentielle et législative de 2017

Bernard FRAU

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24/11/2016
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