Humanisme-Ecologie-République

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Nouveau scandale de la maltraitance animale

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C’est un nouveau scandale qui éclaire d’une lumière sauvage et insoutenable l’ambiance dans les milieux des abattoirs.

Un mois après les actes de cruauté perpétrés dans l’établissement du Vigan (Gard), et cinq mois après ceux dénoncés à Alès dont la médiatisation avait soulevé l’indignation, c’est au cœur du Pays Basque, dans l’abattoir intercommunal de Soule dans le village de Mauléon – Pyrénées Atlantique – que de nouveaux cas de sauvagerie contre des agneaux vient d’être portés à la connaissance du grand public.

Encore une fois l’entreprise de découpe de viande en cause n’hésite pas à mettre en avant le caractère bio et le Label rouge qu’elle a obtenu on ne sait avec quelle complaisance.

Selon le journal Le Monde, la vidéo, filmée courant mars, « témoigne de pratiques d’abattage choquantes et manifestement illégales de bovins, de veaux et surtout d’agneaux de lait – des animaux de moins de 45 jours, pas encore sevrés –».

 

 

Contactée par Le Figaro Brigitte Gothière, porte-parole de L214, une association qui lutte contre toute maltraitance animale proteste vigoureusement et condamne ces pratiques illégales : «Notre but est de dénoncer les infractions à la réglementation dans les abattoirs». « Selon le code rural, un décret du 4 octobre 1997 relatif à la protection des animaux au moment de leur abattage ou de leur mise à mort, et d'après un règlement européen de 2009, «toute douleur, détresse ou souffrance évitable est épargnée aux animaux lors de la mise à mort». « ce n'est manifestement pas le cas dans cet établissement» dénonce  Brigitte Gothière. Elle souligne également que la procédure d’abatage dans les établissements agréés prévoit un étourdissement des animaux avant la saignée.

Or, ce n'est «manifestement pas le cas dans cet établissement», indique Brigitte Gothière.  A Mauléon-Licharre dans l’abattoir incriminé «le contrôle de l'inconscience est absent» ajoute-t-elle.

 

 

L’association L214 a, selon Le Monde déposé une plainte, mardi 29 mars, devant le procureur de Pau pour faits de maltraitance, de sévices graves et d’actes de cruauté.

Le maire de la commune de Mauléon, a fermé l’établissement « pour une durée indéterminée, et à titre conservatoire » et de son côté le préfet des Pyrénées-Atlantiques, a suspendu l’agrément du site pour les activités d’abattage.

Quand à Stéphane Le Foll – l’actuel Ministre de l’agriculture –  celui-ci, plutôt long à l’allumage, a, donné ordre aux préfets de procéder d’ici un mois à des « inspections spécifiques sur la protection animale dans l’ensemble des abattoirs » du pays.  Il était temps, Alès c’était il y a 5 mois !

Il fut une époque – celle de Georges Clémenceau me semble-t-il où lorsqu’une question embarrassante politiquement se posait, on nommait une commission. Aujourd’hui les Ministres ordonnent aux Préfets des inspections spécifiques et nomme encore des commissions. Ici en l’occurrence une commission parlementaire a été nommée. Elle comporte 30 députés qui devront remettre un rapport dans 6 mois (!!!!)

Enfin et cela important à noter. L’attitude du directeur l’abattoir en cause – en poste depuis 40 ans, à deux mois de la retraite –  est une image vivante du comportement de nos élus et dirigeants  politiques actuels.

Temps 1 : il pleurniche, « Je suis effondré, catastrophé »

Temps 2 : il se protège, « Je suis très souvent dans  mon abattoir, j’ai essayé d’améliorer les conditions d’abattage depuis des années, et là, on tourne le dos, et des employés frappent les bêtes. On est cuits. (On est en guerre ! dit l’autre)»

Temps 3 : il annonce des sanctions, les salariés en cause vont être congédiés

Temps 4 : il trouve un bouc émissaire pour décharger la responsabilité de l’abattoir et par là même « justifier » les abominables pratiques de sa société en incriminant les cadences de travail : « Il faut tuer 15 000 agneaux en quinze jours pour Pâques. Si on travaillait plus sereinement, ils ne commettraient pas ce type d’action. »

Décidemment nous vivons une drôle d’époque et il est heureux que des militants bénévoles rassemblés  en association – ici l’association L214 – se mobilisent et agissent devant les autorités judicaires :

La responsabilité des services vétérinaires va être engagée à travers un référé expertise devant le tribunal administratif de Pau.

L'association L214 juge en effet que dans cette affaire  les services  vétérinaires sont également coupables de manquements. «Aucune surveillance par le service d'inspection vétérinaire n'apparaît sur les images de Mauléon-Licharre, alors que la réglementation impose un contrôle continu de l'abattage par les 1200 agents de la direction générale de l'alimentation», s’indigne encore la porte-parole Brigitte Gothière.

L’association L214 a lancé une nouvelle pétition pour demander une « transparence effective des abattoirs » . Cette pétition Humanisme-Ecologie-République estime qu’elle doit être largement soutenue.

On ne peut pas dans un Pays qui se pense civilisé permettre que de tels manquements au respect du vivant puissent exister.

Nous n’attendons plus rien des politiciens formatés au respect des dogmes de la seule rentabilité économique, soumis à l’influence des lobbies au point de complaisamment leur cirer les pompes en permanence. Y aurait-il du conflit d’intérêt en sous main??? Qui peut le dire ? Nous n’en débattrons pas aujourd’hui.

Pour l’heure seul un rapport de force citoyen puissant pourra les faire plier. C’est pourquoi nous vous invitons à signer la pétition de l’Association L214.

 

Source:

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Le Monde.fr | 29.03.2016 à 11h02 • Mis à jour le 29.03.2016 à 17h50 | Par Audrey Garrichttp://www.lemonde.fr/planete/article/2016/03/29/un-nouveau-cas-de-cruaute-mis-au-jour-dans-un-abattoir-francais_4891669_3244.html#SZF0dC4aDAFvWizH.99

 

 

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Coralie Schaub http://www.liberation.fr/futurs/2016/03/29/nous-sommes-incapables-de-tuer-les-animaux-sans-les-faire-souffrir_1442693

 

Une usine de production de foie gras, à Saint-Michel, dans l'est de la France, en 2013. REMY GABALDA / AFP

 

Scènes d'horreur dans un abattoir municipal : Charal



01/04/2016
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