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L’armée syrienne annonce la prise de contrôle de la vieille ville d’Alep, les rebelles demandent une trêve

 

 

De la fumée s'élève au-dessus d'un quartier rebelle d'Alep-est après des bombardements de l'armée syrienne, le 5 décembre 2016 ((c) Afp)

 

La France, les Etats-Unis, l’Allemagne, le Canada, l’Italie et le Royaume-Uni appellent à un « cessez-le-feu immédiat » à Alep.

 

L’armée syrienne a pris le contrôle de tous les quartiers de la vieille ville d’Alep, qui était aux mains des insurgés, a annoncé mercredi 7 décembre l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), organisation sise à Londres et s’appuyant sur un réseau d’informateurs en Syrie. Les combattants rebelles, qui risquaient d’y être encerclés, se sont retirés des parties de la vieille ville qu’ils contrôlaient encore après la reconquête par l’armée des quartiers voisins de Bab Al-Hadid and Aqyul.

 

Les forces gouvernementales, appuyées par l’aviation russe et des milices chiites libanaises, iraniennes et irakiennes, semblent désormais sur le point de s’emparer de l’ensemble des quartiers orientaux de la ville, où vivent encore 200 000 personnes, selon les Nations unies.

 

Dans un communiqué publié au nom du conseil des commandants d’Alep, les « groupes armés révolutionnaires », qui représentent les brigades rebelles non djihadistes, demandent une trêve humanitaire de cinq jours, l’évacuation des 500 blessés les plus graves sous l’égide de l’ONU ainsi que celle des civils qui le souhaiteraient vers les zones sous contrôle rebelle au nord d’Alep. « Une fois la situation humanitaire apaisée, les parties pourront négocier le futur de la ville », ajoute l’instance rebelle, qui rappelle les grandes puissances à « leurs supposées obligations morales » face au sort de la population de l’est d’Alep.

Six pays réclament un « cessez-le-feu immédiat »

En parallèle, la France, les Etats-Unis, l’Allemagne, le Canada, l’Italie et le Royaume-Uni ont appelé mercredi à un « cessez-le-feu immédiat » à Alep, exhortant la Russie et l’Iran à « user de leur influence » sur le régime syrien pour y parvenir. « L’urgence absolue est un cessez-le-feu immédiat pour permettre aux Nations unies de livrer de l’aide humanitaire aux populations de l’est d’Alep et de porter secours à ceux qui ont fui », souligne cette déclaration des six dirigeants publiée par l’Elysée.

 

« Nous condamnons les actions du régime syrien et de ses partisans étrangers, en particulier la Russie, pour leur obstruction à l’aide humanitaire, et nous condamnons fermement les attaques du régime syrien qui ont dévasté des installations civiles et médicales ainsi que l’utilisation de barils explosifs et d’armes chimiques ».

 

Les signataires appellent également « toutes les parties en Syrie à respecter le droit international humanitaire, y compris les Conventions de Genève », demandant « aux Nations Unies d’enquêter ». Par ailleurs, ils se déclarent « prêts à envisager des mesures restrictives supplémentaires à l’encontre des individus et des entités qui agissent pour le compte du régime syrien ou en son nom ».

 

Lundi, la Russie et la Chine ont mis leur veto à un projet de résolution du Conseil de sécurité de l’ONU exigeant une trêve de sept jours à Alep et l’arrêt des combats dans l’ensemble de la Syrie.

 

Le gouvernement syrien a posé ses conditions

 

Au moins 80 000 personnes ont fui l’est d’Alep depuis le début, le 15 novembre, de l’offensive du régime syrien pour reconquérir ce secteur de la ville, rappelle mercredi l’OSDH. Ces déplacés ont cherché refuge dans les quartiers gouvernementaux de l’ouest de la ville, dans les zones contrôlées par les forces kurdes ou dans les quartiers encore aux mains des rebelles, a précisé Rami Abdel Rahmane, directeur de l’OSDH.

 

Selon les forces russes, l’armée s’est emparée de 35 quartiers depuis le début de sa progression dans la ville, devenue un enjeu majeur de la guerre civile qui ravage le pays depuis près de six ans. Le gouvernement syrien a fait savoir mardi qu’il n’accepterait aucune offre de cessez-le-feu à Alep-Est tant que les mouvements qu’il considère comme des organisations terroristes n’auront pas évacué le secteur.

 

L’armée syrienne a déclaré qu’elle entendait terminer la reconquête d’Alep avant l’arrivée du nouveau président américain Donald Trump à la Maison Blanche, le 20 janvier. Moscou a fait valoir qu’une cessation des hostilités permettrait aux rebelles de se regrouper. L’ONU parle de « situation désastreuse dans l’est d’Alep ».

 

Source

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Le Monde.fr avec AFP et Reuters | 07.12.2016 à 09h35 • Mis à jour le 07.12.2016 à 15h58

 

http://www.lemonde.fr/syrie/article/2016/12/07/l-armee-syrienne-annonce-la-prise-de-controle-de-la-totalite-de-la-vieille-ville-d-alep_5044636_1618247.html#roSSe9dmQHQWqcA1.99

 

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L’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), vient d’annoncer, ce mercredi 7 12 2016, la prise de contrôle par l’armée syrienne de l’’ensemble des quartiers de la vieille ville d’Alep.

Pour la deuxième ville syrienne le temps de l’occupation terroriste et le retour au sein de la Syrie légitime est enfin arrivé. Ce n’est plus qu’une question d’heures

Alors que La France, les Etats-Unis, l’Allemagne, le Canada, l’Italie et le Royaume-Uni appellent à un « cessez-le-feu immédiat » à Alep, le gouvernement syrien a fait connaitre, à juste titre, qu’il n’entendait accepter aucune d’offre de cessez-le-feu à Alep-Est pour autant que les mouvements et les organisations terroristes n’auront pas évacué le périmètre concerné.

Que dire de ces soi-disant « amis » du peuple syrien qui se réveillent aujourd’hui pour encore une fois « exiger un cessez le feu » qui aujourd’hui permettrait aux djihadistes de souffler et de se refaire  une santé.

A Alep la communauté internationale à failli. Il y avait une grande urgence à protéger les civils, des deux camps mais bien en amont. Les Occidentaux, USA en premier, auraient du mettre en œuvre leur puissance diplomatique pour exiger des monarchies intégristes du Golfe, Arabie Saoudite en tête qu’elles cessent de financer les djihadistes de Daech.

Au lieu de cela ils ont organisé une caravane de réunions-pipeau, de capitale en capitale, d’où il n’est jamais rien sorti. Pendant qu’ils bavachaient, Daech et ses amis terroristes Al Nusra faisaient tranquillement leur sale boulot.

Quoi qu’ils en disent à leurs opinions publiques les chefs d’exécutifs et de gouvernements occidentaux ont une responsabilité écrasante dans cette abominable tragédie.

Le gouvernement syrien à le devoir de défendre son territoire et Bachar- Al-Assad, quelques soient les griefs que l’on peut avoir à son encontre, il lui faut maintenant sans état d’âme, terminer le sale travail et mettre les barbares définitivement hors d’état de nuire.

La lutte pour la paix, contre le terrorisme djihadistes la barbarie  et la violence du radicalisme, se gagne à Alep. Pas de trêve pour les intégristes, la liberté pour les Syriens dans un régime laïc et apaisé.

Aujourd’hui, Alep est en passe d’être totalement libéré. C’est une grande et belle nouvelle d’espoir.

La France dont la cécité butée et la servilité aux américains, pour des raisons qui sont loin d’être humanitaires, continue de soutenir un envahisseur terroriste en Syrie dont on peut constater chaque jour sa proximité avec le radicalisme le plus extrême. Il serait grand temps que notre diplomatie modifie sa ligne.

Bernard FRAU

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07/12/2016
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