Humanisme-Ecologie-République

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Formidable pied de nez de Greenpeace à EDF

 


 

En pénétrant à l’intérieur de la Centrale de Cruas dans la Dôme et de la Centrale de Nogent-sur-Seine où une banderole a été déployée de puis le dôme du réacteur en service les militants de Greenpeace ont fait la démonstration «in situ» de ce que disent depuis toujours les écologistes qui s’opposent au nucléaire.

Les installations nucléaires, non seulement ne sont pas sures mais en plus elles ne sont pas sécurisées contrairement à ce qui a été abondamment raconté par EDF AREVA et tous les promoteurs de cette industrie.

 

Franchissant, selon Sophia Majnoni porte parole de l’ONG Greenpeace pour les questions nucléaires, une première barrière de sécurité puis des grillages électrifiés «ils ont mis en tout 15 minutes pour atteindre le cœur de la centrale».

 

 

 

 

 

Pendant que Nicolas Sarkozy, l’homme qui voulait vendre des centrales à la Libye de Kadhafi – en septembre 2007 à l’ONU il déclarait: «la France est prête à aider tout pays qui veut se doter de l’énergie nucléaire» – jugeait l’action de Greenpeace «assez irresponsable», Claude Guéant admettait de son côté que cette opération avait mis en lumière des «défaillances du dispositif» de sécurité, pendant qu’une «fouille approfondie» était lancée pour s’assurer que d’autres militants n’étaient pas encore présents dans d’autres centrales.

 

Chacun peut s’interroger et se demander de quel côté se situe l’irresponsabilité des uns ou des autres.

 

Une catastrophe nucléaire, consécutive d’une intrusion terroriste, à Nogent-sur-Seine nécessiterait l’évacuation de la région parisienne – 10 millions d’habitants –, provoquerait l’interruption de l’approvisionnement en eau potable pour une durée indéterminée et rendrait impropres à la consommation près de 2/3 des cultures céréalières françaises.

 

Malgré les dispositifs de vidéo surveillance en continu, malgré les doubles clôtures électrifiées, malgré le peloton spécialisé de protection de la gendarmerie (PSPG) – unité chargée de lutter contre les intrusions et les actes de malveillance et de surveiller la centrale et ses abords – le fait est là, irréfutable, 9 personnes se sont introduites sur le site et se sont rendues sur le dôme d’un des 2 réacteurs en service.

 

Les communicants d’EDF ont beau tenter d’expliquer qu’ils avaient repérés les intrus et que la situation était bien en main, le président de l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques – OPECST – s’est à juste titre interrogé, ne comprenant pas que les militants de Greenpeace «n’aient pas été interceptés tout de suite» ajoutant la «sécurité est un tout».

 

Remarque d’autant plus judicieuse, qu’à 19 h 30 – l’opération globale a démarré à 6 heures du matin – deux autres militants étaient encore cachés à l’intérieur de la centrale de CRUAS dans la Drôme.

 

 

 

Avec cette opération pacifique, les militants de Greenpeace ont d’abord mis en évidence la vulnérabilité des centrales nucléaires!

 

Ils ont ensuite fait à nos concitoyens la démonstration de la preuve que quoi qu’en disent Nicolas Sarkozy et son ministre de l’Industrie Eric Besson «les audits de sécurité» décidés par l’Europe, après la catastrophe de Fukushima, ne constituent nullement une garantie contre une agression terroriste qui pourrait être menée par une équipe déterminée qui s’introduirait sur un site nucléaire dans le but d’y commettre un attentat.

 

Quel crédit d’ailleurs donner à des audits de sécurité dont le champ d’investigation exclu à priori les risques terroristes terrestres ou aériens?

 

Dans une démocratie qui fonctionne normalement, cette opération n’aurait jamais du être nécessaire. De plus elle pouvait comporter des risques pour ses exécutants – le zèle des forces de l’ordre n’étant pas toujours bien contrôlable –.

 

En France le nucléaire est hors champ démocratique et devant la propagande continue déversée par ses défenseurs et ses promoteurs –en particulier par le premier d’entre-eux, le chef de l’état – cette action est parfaitement justifiée.

 

«Il y a des choses qu’il vaudrait mieux ne pas faire» a un jour dit Albert Einstein, persévérer dans le choix de poursuivre dans la voie du nucléaire pour la production de l’énergie dont la France a besoin en est une. Voilà ce que les militants de Greenpeace on voulut faire passer comme message avec ce formidable pied de nez à EDF. C’est réussit! Qu’ils en soient remerciés.

 

 

Il faut sortir du nucléaire, le plus vite sera le mieux! C’est une question de bon sens tant au plan économique qu’au plan social et écologique.




06/12/2011
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