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Fillon enterre en partie sa réforme de la Santé

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François Fillon et le riche et influent comte Henri de la Croix de Castries

François Fillon, qui a fait de la vérité et de l'inflexibilité le moteur de sa campagne présidentielle, a commis une première embardée en enterrant définitivement mercredi sa proposition de réduire la couverture de la Sécurité sociale aux "gros" risques, une idée déjà avancée par la droite dans les années 2000.

Le candidat de la droite et du centre s'efforce depuis trois jours de désamorcer la polémique sur son projet de réforme du système de santé, dénoncé comme une entreprise de "privatisation" de l'assurance maladie par la gauche et le Front national, qui fustigent "dissimulation" et "confusion".

 

Pire, l'ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy s'expose désormais aux accusations de reniement et à une fragilisation au sein de son propre camp, inquiet de ce premier faux pas, pour avoir purement et simplement expurgé son programme pour la Santé des mesures les plus controversées face à l'incendie.

En visite mercredi dans un hôpital du Plessis-Robinson (Hauts-de-Seine), François Fillon a ainsi affirmé ne pas vouloir "distinguer entre gros et petit risque" dans la modulation des remboursements médicaux, alors même qu'il avait soutenu le contraire lors du débat de l'entre-deux-tours de la primaire et que cette mesure figurait noir sur blanc dans son projet.

Le 24 novembre, lors du débat, le député de Paris avait souhaité "que la Sécu se concentre sur les risques principaux" et "pour le petit risque, (...) qu'on aille vers les assurances complémentaires, les mutuelles."

DES PROPOSITIONS BIFFÉES

 Dans son projet, il prônait de "focaliser l'assurance publique universelle des affections graves ou de longue durée, et l'assurance privée sur le reste".

 Cette proposition avait disparu mardi soir du site internet du candidat. Interrogé à ce sujet par Reuters, son porte-parole Jérôme Chartier a décliné tout commentaire.

 

"Il est tellement plus simple de caricaturer et de dire n'importe quoi. Non, à aucun moment je n'ai voulu ou je ne voulais 'privatiser l'assurance maladie'", a répété mercredi François Fillon.

Le candidat a expliqué, sans plus de précisions, vouloir "mieux articuler les rôles de l'assurance maladie et des complémentaires" sous l'égide d'une Agence de régulation et de contrôle nouvellement créée.

 "Il s’agit de parvenir à une clarification de leur rôle réciproque et additionnel qui éviterait, comme cela se fait aujourd’hui, de décider, au coup par coup, du déremboursement d’un médicament", a-t-il dit.

En 2002, l'ancien ministre de la Santé et des Affaires sociales Jacques Barrot, alors chef de file des députés UMP, avait suscité l'ire des syndicats en proposant de limiter les remboursements de la Sécurité sociale aux "maladies graves".

André Grimaldi, professeur à l'hôpital parisien de La Pitié-Salpêtrière et auteur de "L'hôpital malade de la rentabilité", a lancé une pétition défendant la nécessité de "rembourser non seulement les affections graves et les maladies de longue durée mais aussi les soins courants, préventifs et curatifs".

François Fillon a en outre abandonné son projet d'une "franchise médicale universelle fonction des revenus dans les limites d'un seuil et d'un plafond".

Il a parlé mercredi de "simplifier les nombreux dispositifs de franchise et de ticket modérateur". De même, le projet de transfert progressif des cotisations maladie vers un mix CSG/TVA a disparu de ses tablettes.

"CONCERTATION"

L'apprentissage présidentiel nécessite de s'extraire du "piège des primaires", rappelait mardi le "juppéiste" Jean-Pierre Raffarin. "On gagne la primaire à droite et après, la présidentielle, il faut la gagner au centre", souligne-t-il.

François Fillon, le solitaire, se convertit donc douloureusement au collectif.

Il a annoncé mercredi dans son discours une prochaine convention avec les parlementaires de droite pour préciser son projet "en étroite concertation avec les professionnels de la santé de tous les secteurs". Il demandera également à "des experts indépendants de réaliser un audit des comptes sociaux".

"Il va falloir un peu de temps pour recréer un climat de confiance et examiner ensemble, sans tabou, sans préjugés, comment nous pouvons sauvegarder notre Sécurité sociale", a-t-il concédé.

Dans "Faire", son ouvrage-programme publié en septembre 2015, François Fillon écrivait : "La vraie ambition, est-ce celle qui se ment à elle-même et aux autres et qui se dégonfle au pied du mur, ou est-ce celle qui s'appuie sur un décompte précis de ses forces et de ses faiblesses?"

 

Source

Sophie Louet avec Christian Hartmann, édité par Yves Clarisse publié le 14/12/2016 à 14:30

 

@Reuters

 

http://www.capital.fr/a-la-une/actualites/fillon-enterre-en-partie-sa-reforme-de-la-sante-1193556

 

Le point de vue d’HER 558217_611066385602792_694465029_n.jpg

 

Alors même que dans le débat de l’entre-deux tour de la primaire de son parti politique, Les Républicains, François Fillon avait affirmé « mordicus » que dans ses propositions de réforme du système de santé, il mettrait en place un mécanisme afin qu’un distinguo se fasse entre les remboursements des frais médicaux « gros et petit risque ».

Sa proposition consistant à faire peser sur les comptes de la Sécu la charge des pathologies graves, de longue durée, de la dépendance, des actes chirurgicaux pour réserver aux assurances complémentaires la bobologie.

Dit autrement François Fillon proposait d’orienter l’organisation d’un pan important de la solidarité nationale vers le privé. Bonjour les augmentations des cotisations des complémentaires et des baisses de pouvoir d’achat pour les plus démunis

Le riche et influent comte Henri de la Croix de Castries, ex-PDG d’Axa ancien protégé de Claude Bébéar, figure du capitalisme français, accessoirement patron depuis 2011 groupe Bilderberg, cercle des  décideurs du capitalisme planétaire, a en grande partie participé à la rédaction du Programme Fillon et donc à l’élaboration de cette proposition redoutable pour le budget des Français.

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Pour mémoire, Henri de la Croix de Castries qui ne cesse de pleurnicher  à propos du niveau trop élevé du SMIC dans notre pays  s’est fait servir sans état d’âme en 2014, une rémunération de 5,4 millions d’euros soit approximativement 310 années de SMIC.

Devant le tollé, y compris dans son propre camp, François Fillon en visite dans un hôpital parisien a tenté tant bien que mal, plutôt mal que bien, de se justifier.

Dès mardi soir la proposition a été, sans commentaire, retirée  du site internet du candidat.

La campagne présidentielle vient à peine de commencer et voilà que déjà le prétendant le plus souvent cité pour la victoire finale jette au panier une des propositions phare de son programme.

Ca commence plutôt mal !

Programme présidentiel pour construire l’avenir de la France et de ses Citoyens déjà déchiré; comment pouvons-nous avoir confiance dans un « pareil loulou » ? Et que dire de la sortie de l'ancien Premier Ministre Raffarin: "On gagne la primaire à droite et après, la présidentielle, il faut la gagner au centre" Qui seront demain les cocus de l'affaire?

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l'exemple type du mépris et de l'arrogance

 

Hollande, l’autre François, a eu lui "la décence" d’attendre d’être élu pour nous la faire en « lousdé » avec son ennemi juré la finance internationale dont il a embrassé et léché les escarpins son quinquennat durant. Cela nous a permit d’y croire et de rêver un peu. Mais quel mépris pour le peuple!

 

Peut-être François Fillon ira-t-il jusqu’à virer du cabinet de campagne, le comte, noble aristocrate, Henri de la Croix de Castries, pour choisir quelqu’un de plus Peuple et faire un peu moins restauration.

Ces gens de la petite « France du dessus » ne mérite ni nos suffrages ni notre confiance ni notre respect.

Cette petite « France du dessus » et propositions ultra libérales doit nous inciter à nous mobiliser, nous sommes majoritaire dans le Pays pour soutenir et promouvoir une candidature comme celle de Jean-Luc Mélenchon.

 

Ce candidat n’est pas un cumulard, il ne fricote pas avec les patrons du CAC 40 et surtout il est cash!

Avec son programme à la fois social et écologique il saura nous représenter et nous redonner de la dignité participative.

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Jean-Luc Mélenchon sera en 2017 le candidat soutenu par HER.

Bernard FRAU

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14/12/2016
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