Humanisme-Ecologie-République

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EUROPE : « après le Non de la GRECE les Néo libéraux KO debout »

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Edito:

Ces dernières semaines ils avaient fait feu de tout bois pour mettre la pression sur le Peuple grec afin que celui-ci se plie aux 4 volontés de la galaxie libérale sous domination américaine. De Merkel à Sarkozy, de Schaüble à Christine Lagarde la patronne du FMI, Mario Draghi l’ancien  de chez Goldman Sachs aujourd’hui grand argentier de la BCE en passant par Junker le triste patron de la Commission, Jeroen Dijsselbloem de l’Eurogroupe, tous se sont fendu d’une déclaration en faveur du OUI jusque et y compris le pauvre minable de Nikos Alliagas battant l’estrade à Athènes avec force gesticulations pitoyables.

Ils ont tous l’air malin ce matin. Le Peuple, à une très large majorité, les a renvoyés dans les cordes. Le résultat est sans appel pour le OUI 38,7%, pour le NON 61,3% avec un taux de participation de 65%.

C’est une gifle phénoménale à l’endroit des financiers, des technocrates et des politiciens sourds et aveugles donneurs de leçons mais pas toujours très propres sur eux - casseroles de Sarkozy, tripatouillages de Christine Lagarde, de Junker et des anciens de Goldman Sachs aujourd’hui en place dans le système bancaire européen –

Berlin par la voix de Sigmar Gabriel son ministre social-démocrate de l'Économie, vient de déclarer. «Le résultat du référendum équivaut à un rejet des règles de l'Union monétaire», en d’autre terme l’Allemagne se refuse à toute nouvelle négociation. Quel mépris ! Quelle arrogance !

Il faut espérer que cette fois les leçons de l’histoire ne soient pas oubliée. La sagesse veut que la dignité des Grecs soit respectée et l’on ne joue pas les entêtés façon Clémenceau à Versailles qui ne savait que dire, « l’Allemagne doit payer ! ». Rappelons-nous c’était il y a un peu moins de 100 ans.

L’on attend désormais que notre Président se décide enfin de s’émanciper, qu’il reprenne la main pour sortir de la crise qui nous a été imposée par MERKEL, SCHAUBLE, le FMI, la BCE et la Commission. La Russie soutient la Grèce, l’Espagne à l’air de vouloir bouger alors pourquoi pas tenter le coup.

Rappelons d’ailleurs que la Grèce ne refuse pas de payer une dette injuste elle ne fait que demander de l’air. Alexis TSIPRAS ne peut pas être tenu pour responsable des erreurs de ses prédécesseurs les Papandréou et Caramanlis   il faut lui ouvrir la possibilité de redonner force à son économie. Ce n’est pas en continuant sur les voies qui ont conduit à l’échec que cela sera possible.

La France est attendue sur ce coup-là.

Le Président Hollande saura-t-il se montrer à la Hauteur ?

Même sans trop y croire il faut l’espérer, pour tous ceux qui en Grèce, en Italie en Espagne au Portugal et en France aspire à voir s’éloigner de leur horizon cette austérité abominable et ses commanditaires cyniques

Bernard FRAU

Délégué Général Humanisme-Ecologie-République

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Nous sommes tous des Grecs européens

6 juillet 2015 

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Photo : place Syngtama le 3 juillet (YouTube)

Quelle claque ! Alors que les sondages annonçaient un résultat très serré, alors que tous les médias néo-libéraux répandaient la peur, les Grecs ont choisi, sans crainte : "Oxi" ! Non ! Non au chantage de la peur. Non à l’humiliation. Non à l’absurdité. Non au diktat de la finance.

Et oui à l’Europe. Oui à un autre avenir. Oui à l’honneur.

Ils ont affirmé la légitimité du peuple face aux dirigeants qui ne défendent plus l’intérêt général, mais celui d’un ordre injuste. Qui est légitime ? Le peuple grec ou Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne et ex-premier ministre du premier paradis fiscal du monde, le Luxembourg ? Qui est légitime ? Le peuple grec ou Mario Draghi, président de la Banque centrale européenne et ex-vice-président pour l’Europe de la Banque Goldman Sachs, qui a aidé le gouvernement grec, il y a dix ans, à maquiller ses comptes ? Qui est légitime ? Le peuple grec ou Christine Lagarde, directrice du Fonds monétaire international, et ex-avocate d’affaires, qui se permet d’enjoindre les dirigeants grecs à se comporter en "adultes" alors qu’elle-même ne paye pas d’impôt.

La « troïka », cet attelage de la Commission, de la BCE et de la FMI, n’est pas seulement composé de personnages douteux, elle mène une politique absurde. Obliger la Grèce à rembourser une dette énorme enfoncera le pays dans une crise plus grande encore, lui rendant impossible de générer l’activité économique permettant de la rembourser. C’est à l’asphyxie totale que mène cette aveugle troïka qui ne sert pas les intérêts des Européens, mais ceux des financiers dont ils sont les porte-parole, à moins qu’ils en soient les valets.

Et c’est à l’asphyxie de l’Europe que mène l’intransigeance de l’Allemagne, si oublieuse qu’elle-même n’a pu se redresser, en des temps obscurs, que parce que sa dette a été annulée, oublieuse aussi que sa présente prospérité doit énormément aux achats que lui font ses voisins, endettés.

Aujourd’hui, nous sommes tous Grecs. Comme, en 2005, tous les Européens étaient français, néerlandais, irlandais, les trois peuples qui avaient rejeté le traité de constitution que les dirigeants néo-libéraux leur proposaient, et qu’ils leur ont finalement imposé, trahissant ce qui fait l’essentiel de l’honneur européen, la démocratie, l’idée qu’ensemble, les citoyens choisissent leur destin, et qu’aucun maître ne peut leur imposer.

Il ne faut pas qu’en 2015, les financiers n’imposent de nouveau leur loi. Il faut que la liberté qui se lève à Athènes, comme elle s’est levée récemment à Barcelone et à Madrid, retentissent dans les rues et sur les places de toute l’Europe, pour imaginer un autre avenir, un avenir où les jeunes trouveront un emploi digne, où l’on ne résoudra pas les problèmes économiques en saccageant la nature, où la justice sera une idée plus forte que les profits.

Concrètement, des solutions existent, comme celles que des économistes, Geneviève Azam et Gabriel Colletis, ont exposées ici. Quant à la dette, il ne faut pas s’en obséder, comme le rappelait Thomas Piketty. Et commencer à en faire l’audit sérieux, pour séparer celle qui a un sens et celle qui relève de la spéculation illégitime.

En Grèce, à nouveau, le drapeau de la raison et de la liberté se relève. Puissent cet espoir et ce courage irriguer la France et l’Europe.

Hervé Kempf pour "Reporterre" le 6 juillet 2015
 
Source:
http://reporterre.net/Nous-sommes-tous-des-Grecs-europeens 
 
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06/07/2015
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