Humanisme-Ecologie-République

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Eric Coquerel : C'est le premier moment de lucidité de François Hollande

 

© Jacky Naegelen Source: Reuters

Eric Coquerel et Danielle Simonnet entourent Jean-Luc Mélenchon, candidat à l'élection présidentielle du mouvement Les Insoumis et du Parti de Gauche.

Comment expliquer le choix de François Hollande de ne pas se représenter ?

Pour le coordinateur politique du parti de Gauche, Eric Coquerel, c'est sans aucun doute à cause de son bilan catastrophique et de la certitude de ne quelques doutes depuis lundi [le 28 novembre]. Je me demandais pourquoi la brouille évidente entre François Hollande et Manuel Valls avait fini par être mise entre parenthèse. Je me suis dit qu'il devait y avoir eu des mots qui avaient rassuré le Premier ministre et je pense que depuis lors François Hollande avait pris sa décision. 

Là où c'est une surprise, c'est que ce n'est pas un choix fréquent sous la Ve République et certainement pas celui que voulait véritablement François Hollande. J'aurais tendance à dire que c'est son premier moment de lucidité. Il sent bien que son bilan est tellement lourd que la seule façon d'éviter la défaite reste de ne pas se présenter. 

RT France : Est-ce une bonne nouvelle pour la gauche et pour la campagne de Jean-Luc Mélenchon ou cela n'a-t-il que peu d'incidence ? 

E. C. : Ça ne change pas grand-chose au niveau de notre positionnement. Manuel Valls va sûrement remplacer François Hollande. Or, je rappelle qu'ils partagent le même bilan. On peut même dire que François Hollande a appliqué la politique que Manuel Valls défendait lors de primaire de 2012 quand il était Monsieur 5%. Peu importe celui qui endosse la politique de François Hollande, il en sera tout aussi responsable. Il y a néanmoins du positif pour nous : plus que jamais, ce soir, celui qui apparaît comme la seule alternative à la droite et à l'extrême droite, c'est Jean-Luc Mélenchon.

RT France : Outre la désunion du parti socialiste pensez-vous que d'autres raisons ont poussé François Hollande à ne pas se présenter ? 

E. C. : Je pense que c'est avant tout le bilan catastrophique de son quinquennat et la certitude de ne pas être réélu. Il vaut mieux se retirer maintenant que d'être écrasé dans une primaire ou par le suffrage universel. Son bilan, quelque part, humilie la gauche et le Parti socialiste. Je ne sais pas comment le parti socialiste s'en remettra, mais ce n'est pas mon problème. Il faut maintenant que le pays tourne la page. Pas seulement celle de François Hollande président, celle de toute sa politique et éviter de faire pire encore avec la droite ou l'extrême droite.

Source

RT FRANCE

1 décembre 2016

https://francais.rt.com/opinions/30023-eric-coquerel-lucidite-francois-hollande

Le Point de Vue HER 558217_611066385602792_694465029_n.jpg

Avec la renonciation de François Hollande président sortant à se porter candidat pour un second mandat en 2017 se termine l’histoire du parti d’Epinay créé en 1971 par François Mitterrand.

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Ce grand parti dont l’un de ses éminents représentants avait promis de Changer la Vie et qui au final, avec François Hollande n’a fait que changer d’avis et n’a pas été en mesure de faire respecter les promesses faites par son candidat.

De François Mitterrand l’histoire retiendra plusieurs grandes réformes : l’Abolition de la peine de mort, la cinquième semaine de congé, la retraite à 60 ans, la fin du monopole des médias publics, la création de la CSG, la création du Revenu minimum d’insertion, les quatre lois dites Lois Auroux portant création des CHSCT l’obligation de négociations annuelles des salaires dans les entreprises.

Que restera-t-il de l’action de François Hollande à la tête de l’Etat.

Rien de bien consistant au plan social. Il aura réussit à faire descendre dans la rue tout ou presque de ce que la France compte de salariés publics ou privés et jusqu’aux policiers se sont très clairement manifestés.

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François Hollande restera comme celui qui à commencé en se déclarant l’ennemi de la finance et nommant un premier Ministre qui se rendra au MEDEF pour faire un show néolibéral, trahissant l'identité du socialisme français incarné par Lionel Jospin opposé au blairisme».

Au fond François Hollande restera comme l’expression de la déchirure du Parti Socialiste, pire de la déchirure d’un électorat de gauche écologiste et social avec ses représentants élus.

Une page se tourne et avec elle l’avenir des ambitieux pressés qui ont participé sans vergogne à cette débâcle : Valls, Macron, Touraine, Fabius, Vallaud-Belkacem, El Khomri, Cazeneuve, Cahuzac, Jean-Vincent Placé, De Rugy Le Foll, Cambadelis et autres Benhammias.

Très vite nous devons réagir et pousser à conforter un grand mouvement d’insoumis qui ne se résignent pas à voir les thuriféraires du néolibéralisme  s’installer au pouvoir et casser dans notre pays, le pacte républicain, le pacte sanitaire et social ainsi que le pacte culturel sans omettre le pacte qui doit être enregistré avec la Nature et la Paix dans le monde.

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A Humanisme-Ecologie-République nous appelons à la tenue rapide d’un débat de clarification FILLON/MELANCHON à l’issue duquel les masques tomberont et où François FILLON apparaîtra pour ce qu’il est en réalité : l’homme du néolibéralisme, de la finance, de la privatisation, bref de tout ce qui aujourd’hui est à mille lieux de concourir au bonheur des Peuples en  général et du nôtre en particulier.

Bernard FRAU

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Extrait du discours du Bourget sur la finance

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"Mais avant d’évoquer mon projet, je vais vous confier une chose. Dans cette bataille qui s’engage, je vais vous dire qui est mon adversaire, mon véritable adversaire. Il n’a pas de nom, pas de visage, pas de parti, il ne présentera jamais sa candidature, il ne sera donc pas élu, et pourtant il gouverne. Cet adversaire, c’est le monde de la finance. Sous nos yeux, en vingt ans, la finance a pris le contrôle de l’économie, de la société et même de nos vies. Désormais, il est possible en une fraction de seconde de déplacer des sommes d’argent vertigineuses, de menacer des États.

Cette emprise est devenue un empire. Et la crise qui sévit depuis le 15 septembre 2008, loin de l’affaiblir, l’a encore renforcée. Face à elle, à cette finance, les promesses de régulation, les incantations du « plus jamais ça » sont restées lettre morte. Les G20 se sont succédés sans résultat tangible. En Europe, 16 sommets de la dernière chance ont été convoqués pour reporter au suivant la résolution définitive du problème. Les banques, sauvées par les États, mangent désormais la main qui les a nourries. Les agences de notation, décriées à juste raison pour n’avoir rien vu de la crise des subprimes, décident du sort des dettes souveraines des principaux pays, justifiant ainsi des plans de rigueur de plus en plus douloureux. Quant aux fonds spéculatifs, loin d’avoir disparu, ils sont encore les vecteurs de la déstabilisation qui nous vise. Ainsi, la finance s’est affranchie de toute règle, de toute morale, de tout contrôle.... »



02/12/2016
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