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Depuis 1947, Israël fait fi des résolutions de l’ONU

Le gouvernement israélien a déclaré qu’il ne respecterait pas la résolution du conseil de sécurité de l’ONU du 23 décembre condamnant sa politique de colonisation des territoires palestiniens.

Depuis sa création, le conseil de sécurité a adopté 226 résolutions sur le conflit israélo-palestinien, dont nombre n’ont jamais été suivies d’effet.

 

 

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 Colonie d’Ofra en Cisjordanie, établie sur le site du village palestinien de Baytin, Israël, novembre 2016. / Thomas Coex/AFP

Israël doit « cesser immédiatement et complètement toute activité de colonisation en territoire palestinien occupé, dont Jérusalem-Est ». Les autorités israéliennes ont vertement réagi à cette résolution adoptée le vendredi 23 décembre par le conseil de sécurité de l’ONU par 14 des 15 membres permanents et non permanents, grâce à l’abstention inhabituelle des États-Unis, pays d’ordinaire coutumier du droit de veto s’agissant des intérêts de l’État israélien. « Israël rejette cette résolution anti-israélienne honteuse des Nations unies et ne s’y conformera pas », a d’emblée fait savoir le gouvernement de Benyamin Netanyahou dans un communiqué.

La politique de colonisation se poursuit

La politique de colonisation par-delà les frontières de 1967 se poursuit sans relâche, le nombre de colons étant dorénavant estimé à environ 430 000 en Cisjordanie et à Jérusalem-Est occupée. Et un projet de loi actuellement à l’étude à la Knesset prévoit de régulariser une cinquantaine « d’avant-postes » – ces colonies sauvages qu’Israël entérine mais qui demeurent illégales au regard des Nations unies – et des milliers de logements construits dans les colonies en Cisjordanie.

Ban Ki-moon, le secrétaire général sortant de l’ONU avait demandé à Israël de renoncer à ce projet lors de sa dernière intervention portant sur le Moyen-Orient, devant le conseil de sécurité le 16 décembre dernier.

La 226ème résolution

Cette résolution 2334 est la 226e résolution adoptée par le conseil de sécurité portant sur le conflit israélo-palestinien depuis la création de l’ONU en 1945. C’est encore sans compter les centaines de résolutions adoptées en assemblée générale des Nations unies par la majorité des États membres.

Les joutes entre l’État israélien et l’ONU ont émaillé cette longue histoire. Et nombre de résolutions n’ont pas été respectées, à commencer évidemment par le plan de partage adopté le 29 novembre 1947 qui mettait fin au mandat britannique sur la Palestine et recommandait la création dès l’année 1948 de deux États, l’un juif, l’autre arabe, en prévoyant un régime international pour Jérusalem.

La question des réfugiés…

L’État d’Israël fut créé le 14 mai 1948 et devint membre de l’ONU un an plus tard. Entre-temps, la première guerre arabo-israélienne fait des centaines de milliers de réfugiés palestiniens. La résolution de décembre 1948 qui prévoyait le droit au retour de ces réfugiés – ou leur indemnisation s’ils décidaient de ne pas revenir – est également restée lettre morte, même si elle a été régulièrement réaffirmée au fil des ans.

Après la guerre des six jours de juin 1967, le conseil de sécurité a ainsi adopté à l’unanimité en novembre la résolution 242 portant sur le « retrait des forces armées israéliennes des territoires occupés lors du récent conflit » et affirmant la « nécessité » de « réaliser un juste règlement de la question des réfugiés » et de « garantir l’inviolabilité territoriale et l’indépendance politique de chaque État de la région ».

Et celle du statut de Jérusalem

En mai 1968, les États-Unis et le Canada s’abstiennent et permettent au conseil de sécurité d’adopter par treize voix la résolution 252. Celle-ci note qu’Israël a pris des mesures « en contravention » avec de précédentes résolutions. Elle réaffirme que « l’acquisition de territoires par la conquête militaire est inadmissible » et considère « non valides » les mesures telles que « l’expropriation de terres et de biens immobiliers qui tendent à modifier le statut juridique de Jérusalem ».

Un an plus tard, la résolution 252 est réaffirmée et c’est en des termes plus vifs que le conseil de sécurité, à l’unanimité, « censure dans les termes les plus énergiques toutes les mesures prises pour modifier le statut de la ville de Jérusalem ». Il demande à Israël de prendre en compte les décisions de cette résolution et « décide qu’en cas de réponse négative ou d’absence de réponse d’Israël, le conseil se réunira de nouveau sans délai pour envisager quelles autres dispositions devraient être prises ».

L’ancienne condamnation de la colonisation

Le conseil de sécurité fait les gros yeux et le fera à de nombreuses reprises sans pour autant peser sur le cours de la politique israélienne.

La résolution 446 du 22 mars 1979 fait ainsi étrangement écho à celle de la semaine dernière. Le conseil de sécurité considérait à l’époque que « la politique et les pratiques israéliennes consistant à établir des colonies de peuplement dans les territoires palestiniens et autres territoires arabes occupés depuis 1967 n’ont aucune validité en droit et font gravement obstacle à l’instauration d’une paix générale, juste et durable ».

L’abstention américaine

Les États-Unis qui ont usé plus de trente fois de leur droit de veto pour bloquer des résolutions concernant Israël et les Palestiniens s’étaient cette fois-ci abstenus (ainsi que la Norvège et le Royaume-Uni) pour permettre son adoption.

Avant son abstention de la semaine dernière, la dernière fois que Washington avait permis l’adoption d’une résolution remontait à janvier 2009. Le conseil de sécurité avait alors appelé à « l’instauration immédiate d’un cessez-le-feu » et au « retrait total des forces israéliennes de Gaza » en rappelant que la bande de Gaza « fait partie intégrante du territoire palestinien occupé depuis 1967 [qui] fera partie de l’État palestinien

 

Source

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Par Marie Verdier, le 26/12/2016 à 17h09

http://www.la-croix.com/Monde/Moyen-Orient/Depuis-1947-Israel-fait-resolutions-lONU-2016-12-26-1200812984

Pour plus d’informations

À lire : Israël Palestine, la solution à deux référendums

A lire : L’ONU sanctionne la colonisation israélienne

http://www.la-croix.com/Religion/France/Le-Crif-regrette-propos-excessifs-inexacts-dAvigdor-Liberman-2016-12-27-1200813187

 

Le point de vue d’HER 558217_611066385602792_694465029_n.jpg

Cet article de Marie Verdier pose très clairement le problème crée par les gouvernements israéliens successifs depuis 1947. 

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La carte ci-dessus plus que de longs textes et discours, montre  la cruelle et indéniable vérité de la réalité sur le terrain de la politique colonisatrice de l’état d’Israël depuis sa création.

L’obstination d’un chef de gouvernement fut-il celui d’Israël à ne pas s’incliner depuis 70 ans devant les demandes réaffirmées de l’Organisation des Nations Unies dont son pays est membre confine à un quasi délire paranoïaque.

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Lorsque les autorités Israéliennes déclarent à propos de la dernière résolution dite 2334 « Israël rejette cette résolution anti-israélienne honteuse des Nations unies et ne s’y conformera pas », la communauté internationale peut-elle rester sans réagir et céder une fois de plus aux provocations menaçantes d’un état tenu par des religieux ultra-fanatiques. Quand bien même cet état est-il en possession de l’arme atomique.

« Tant va la cruche à l’eau qu’elle finit par casser » nous rappelle la sagesse apprise à l’école communale.

Sans aller à Canossa, Benyamin Netanyahou va devoir se résoudre à traiter de la question israélo palestinienne dans un cadre international, probablement d’ailleurs sous l’égide des Nations Unies.

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De même, s’il veut se donner les moyens d’un règlement apaisé de cette question il serait bon qu’il obtienne un peu de retenue des ultra religieux israéliens et des députés du parti de droite nationaliste, Israël Beiteinou.

Les propos du ministre de la Défense israélien, qualifiés « d’excessifs et inexacts » par le Crif, énonçant dans une réunion à propos de la conférence internationale sur le Proche-Orient qui doit se tenir le 15 janvier 2017 à Paris à l’initiative de la France, « Il ne s’agit pas d’une conférence de paix mais d’un tribunal contre l’État d’Israël », sont totalement inacceptables tant diplomatiquement qu’à l’encontre des citoyens de la République.

Certes il est possible avec raison de s’interroger sur ce cavalier-seul improvisé et précipité de François Hollande et de son ministre Jean-Marc Ayrault. Mais de là à prononcer cette phrase ignoble : « C’est une version moderne du procès Dreyfus avec l’État d’Israël et le peuple juif sur le banc des accusés », et d’appeler les juifs de France à quitter ce pays, qui n’est « pas (leur) terre » !!!!

Ceci est une imposture qui fait le lit et le jeu des antisémites de gauche comme de droite et d’extrême-droite.

Le Crif a bien fait de river son clou à l’ignorant anti-français, en  rappelant que : « les juifs sont en France depuis plus de 2000 ans et qu’ils ont acquis la pleine citoyenneté en 1791 ».

Massada la forteresse imprenable pourrait bien retomber une deuxième fois, si par malheur les dirigeants israéliens refusent de regarder la réalité en face. Les soutiens se dérobent et croire que le lobby financier juif au Etats-Unis sera toujours présent est une illusion dramatique.

Espérons que la raison reviendra et les israéliens sauront porter à la direction du pays des Hommes et des Femmes remplis d’un grand idéal universel de paix de liberté et d’esprit démocratique ;

Bernard FRAU

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27/12/2016
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